Nous avons le plaisir d'annoncer la soutenance de thèse de Sarah Wagon, doctorante au CEREGE, réalisée dans le cadre d’une collaboration BIAM / CEREGE et financée par l’institut ITEM (projet Rhizocarbone+).
Intitulé de la thèse :
« Stimuler le continuum plant-microorganismes-minéraux pour stocker du carbone dans les sols : focus sur la stabilisation des rhizodépôts ».
Mots clés :
Arénosol, millet perlé, interaction ‘plante-microorganismes’, associations organo-minérales, bioinformatique, outils isotopiques, amendement argileux.
Résumé :
La séquestration du C dans le sol nécessite d'augmenter les apports tout en préservant le stock existant. Le C provenant des rhizodépôts ayant un temps de résidence dans le sol plus long que celui de la litière, il constitue une source intéressante. L’objectif principal de cette thèse était d’évaluer la possibilité de séquestrer du C en stabilisant des rhizodépôts via la culture d’une lignée de mil à fort niveau de rhizodéposition, comparé à une lignée à plus faible niveau de rhizodéposition, sur un sol fortement appauvri en C (sol de vigne), comparé au même sol non appauvri (sol de forêt).
La différence de rhizodéposition entre les deux lignées de mil est observée uniquement en sol de forêt. L’analyse du microbiote par métabarcoding a révélé un réservoir microbien distinct pour les sols de forêt et de vigne. Le microbiote rhizosphérique, une fois sélectionné par le mil, reste principalement dépendant de l’usage du sol. L’analyse des isotopes du C a montré une influence différente de la rhizodéposition sur la dynamique du C natif selon l’usage du sol. En sol de forêt, la minéralisation du C natif contenu dans la rhizogaine est ralentie, comparé au sol de pots non plantés, ce qui est interprété comme un priming effect négatif. Cela se traduit par un gain de C dans la rhizogaine, par rapport au sol non planté, plus important pour le sol de forêt que pour le sol de vigne. Par ailleurs, le C de la rhizogaine du sol de forêt a été stabilisé par l’amendement d’un hydrogel d’hectorite. En revanche, le sol éloigné des racines n’a pas bénéficié de cette protection de l’argile.
Ainsi, le stockage de C via la rhizodéposition et sa stabilisation par un amendement argileux dépend étroitement de l’effet de la rhizodéposition sur la dynamique du C, elle-même influencée par l’usage du sol et la composition de son réservoir microbien.
Informations importantes
Date et lieu de la soutenance :
• Mardi 16 décembre à 13h30
• BIAM, Saint-Paul-lès-Durance, Bâtiment 1900, salle de conférence (Pour assister à la soutenance, contacter @SarahWagon en amont).
• Pour ceux qui ne pourront pas être présents, un lien de visioconférence sera communiqué quelques jours avant la soutenance.
Composition du Jury
• Christine HATTE (LSCE) - Rapporteuse
• Sébastien FONTAINE (INRAe) - Rapporteur
• Delphine DERRIEN (INRAe) - Examinatrice
• Gabin PITON (INRAe) - Examinateur
• Alexandre GELABERT (AMU) - Examinateur
• Emmanuel DOELSCH (CIRAD) - Directeur de thèse
• Thierry HEULIN (CNRS Emérite) — Co-directeur de thèse
• Isabelle BASILE-DOELSCH (INRAe) - Invitée
• Wafa ACHOUAK (CNRS) - Invitée